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#1 15-11-2011 16:26:22

Charlotte
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(Analyse) Synthèses des ateliers

Notes ATELIER SAMEDI 22/10

à faire,  pour chacun  :

Définir à quoi sert l’analyse
Qu’est ce qu’on met dans l’analyse
Quel investissement / comment on procède

Apport du projet pour chacun individuellement
Ecrire ce que chacun a compris de l’autre (foot / théâtre)

= utiliser le forum

Sujets :
le mouvement ultra
la turquie,
le football
le groupe : apprentissage sur l’organisation qui influe sur GONGLE
théâtre :

Au théâtre, les gens ont moins de véléité à se regrouper / c’est un engagement professionnel
La solidarité est moins présente par rapport au groupe des supras.  On retrouve peut-être ça dans le cirque ou les arts de rue.
Dans les compagnies, on tend vers une solidarité mais ce n’est pas nommé, du coup ça peut se casser la gueule.
Travailler sur l’organisation c’est aussi important que la création.
Les supras : Tout le monde se sent concerné par les problèmes de untel, mais aussi par les problèmes du groupe. En Turquie, les problèmes étaient plus délégués aux leaders, et en France, des gens se sont sentis concernés par leur prise en charge.

Problème d’implication de l’équipe turque dans le groupe, dans GONGLE. Mais à la fin tout le monde à rangé

Différence entre l’expérience des turcs et celle des français
Eux sont à distance et re-rentre dans leur vie sans gongle, ils n’ont pas de structure et de méthode pour continuer ensemble

Le sens qu’on donne aux choses n’est pas le même : c’est une collaboration qu’on voit à plus long terme qu’à avril (les questions du football sont inépuisables)

Il faut que le groupe se consolide en France et admette que le projet à une fin.

Comment faire pour que les gonleg soient durables et pas une série d’expériences ? question de l’implantation sur le territoire

2 niveaux : gongle et le gonleg footbol
le projet a entraîné des personnes ponctuelles
gongle peut entraîner peut-être ces personnes sur d’autres choses


objectif : être soutenu par une population, les associations, les commerçants et pas que par les institutions, pour décloisonner les milieux

gongle : système qui travaille avec le réel tel qu’il est, pas d’exclusion,
cependant il y a quand même une sélection
penser aux différents niveaux d’implication pour investir beaucoup de personnes qui n’ont pas le même rôle.

Pour rentrer dans le projet, il faut se poser certaines questions, être déjà dans une certaine démarche
l’antipode serait de faire du social et cela demande d’autres outils

dilemme : projet social mais pas les outils, il faut entre autres des éducateurs pour ça.

Il peut y avoir dans les participants, des gens qui sont un relais , qui ont une maturité

pour participer à un GONLEG : être conscient de quel milieu on vient et avoir envie de le diffuser. Comment on sait quelle conscience on a de notre milieu ?

Résumé de Thomas avant son départ :
(groupe, engagement, rôle, désir/attente)

- sélection nécessaire des participants ?
- question social du travail de gongle ?
- clarification des engagements de chacun
- sentiment d’appartenance au groupe, le projet a créé un groupe / qu’est-ce qui vient en premier ? pour recréer du groupe, redéfinir les enjeux du projet, savoir pourquoi on est là

façon d’envisager l’engagement : dépassement de soi, limites du corps
on a construit le groupe dans l’adversité
le processus et le résultat sont sur la même échelle
Parfois les choses s’envisagent à courts termes, notamament avec la pression et on n’a pas les mêmes exigences selon le rôles des gens
Il faut sortir des relations sociales

problème de rigueur et de l’espace de la relation : quand c’est le moment de faire ça ou ça

après c’est écouté ou pas selon qui on est

on travaille pas tous au même niveau : y’en a qui sont toujours dans le travail, d’autres pas. Question de la confiance en l’autre :

partage des tâches : tout le monde peut pas faire la même chose mais il y a une certaine quantité de choses qui doivent être faites

plus on est nombreux plus c’est compliqué

faire la liste des tâches , les répartir ensemble et chacun sait qu’est ce qu’il doit faire

à la rentrée de septembre, la maturité du groupe a fait qu’on est reparti sur la même longueur d’onde, sans avoir besoin d’en parler, en prenant sur soi ….

Plus de temps de vacances dans les projets (avant et après) ?

La bronchite

Pour que ça marche entre nous, faire en sorte de se comprendre et de se « tenir », sortir de soi pour être avec l’autre. C’est pas une terre vierge où tu fais ce que tu veux et c’est cool. Valeurs du groupe à préserver

Difficile de nouer des relations avec les gens

Echec : on dit « nous et eux », entre le groupe turc et le groupe français. différence de mixité des milieux sociaux

Travailler avec un metteur en scène qui porte le groupe

Problème de reconnaissance du travail artistique au théâtre berthelot . résistances – tiraillement entre les représentations de ce que doit être le théâtre et ce qu’on faisait

Travailler avec d’autres groupes (danseurs, chanteurs) pour que chacun ait son rôle mais aussi garder la relation avec des acteurs pour garder un lien avec le milieu

Quelles ont été nos limites, et quelles ont été les leurs ? qu’est ce qu’on a mal compris venant de leur part ? qu’est ce que eux pensent de nous ?
On a pas forcément cherché à comprendre ce qu’ils voulaient faire du théâtre / on n’a pas résolu la question de l’argent avec eux /

Si on peut tout se dire, si on peut être sincère, on peut tout faire = problème de communication avec le groupe turc

2- quel rôle du gonleg dans le théâtre

Turquie : représenter le football à travers les supporters, autour du sport
France : travail sur le sport, les joueurs, l’égo des joueurs

Le gonleg fait partie du théâtre et n’est pas une autre activité : lui donner cette légitimité (parallélisme avec la minorité exclue de la définition de la nationalité française)

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#2 19-11-2011 10:33:09

florent
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Re : (Analyse) Synthèses des ateliers

Synthèse de l'analyse du 11/11/11 (il n'était pas 11h)

nous avons recensé  chacun de notre côté puis mis en commun ce qui constituerait les expériences proprement théâtrales de chacun durant le projet. Il s'agissait ensuite d'en dégager un savoir. Nous nous sommes aperçus que la frontière entre expérience et savoir n'était pas très nette, certainement parce que parler d'une expérience c'est sélectionner un événement parmi d'autre et déjà lui attribuer  un sens (début d'un savoir).
Si nous conservons ces deux catégories pour la suite de l'analyse, faut-il les définir plus clairement?
En donnant par exemple à la catégorie expérience le seul rôle de recensement des faits (énumération factuelle la plus complète possible) et à la catégorie savoir, le rôle de sélection et de hiérarchisation  de ces faits (?).
Quoi qu'il en soit et qu'il en sera, chacun a témoigné de son intérêt pour des aspects différents de notre expérience théâtrale et il me semble qu'à travers ceux-ci nous avons traversé ce qui est spécifique au théâtre (remarques générales), et dans le théâtre à Gongle(remarques plus précises). A savoir:

1-la mise en scène
-la direction doit être concise et collective. Globaliser les intentions.
-Compenser ceci par des retours individuels, qui peuvent être fait dans l'action grâce à l'éclatement de la fonction de metteur en scène.

2-le jeu/les acteurs
-liberté des acteurs grâce à la création et à l'appropriation personnelle d'un rôle (ou personnage)
-vision globale du plateau grâce à l'improvisation qui empêche l'acteur de se fermer sur son propre rôle
-approche du mime soit de manière technique (ilmaz) soit par l'exagération (théâtralisation) de gestes plus courant.
-se détacher de son propre regard (expérience de l'« auto-management » d'hakim) grâce à la direction du metteur en scène

3-l'écriture
-expérience de l'écriture collective: invention des contextes ensemble ou écriture personelle (les scènes) avec une contrainte commune.
-Le narrateur (celui qui écrit une histoire) prend le rôle du metteur en scène (écriture de plateau)
-la dramaturgie permet de donner une structure dans laquelle s'inscrivent les « écrivains »

4-le lieu
-le travail dans un théâtre soumet à davantage de pression
-singularité du lieu (un certain « émerveillement »)

5-le public
-rencontre d'un public diversifié
-difficulté pour le public de définir ce qu'ils ont vu comme du théâtre (pourquoi? Est-ce important? Devons nous conserver cette étiquette ou ne pas la prendre en compte? Définir au moins le théâtre pour se positionner)
-dédramatiser l'idée de théâtre pour un public que ça intimiderait

6-rapport théâtre foot (le sujet)
-ça a surtout été un rapport fond (on parle du foot)/forme (avec les moyens du théâtre)
-on a pas assez parler du théâtre. Faut-il faire un match de foot sur le théâtre en compensation?

Nous avons été souvent tenté d'aborder à travers ces remarques la question du produire, c'est à dire de dégager de nouvelles pistes théoriques et pratiques pour la suite; il semble cependant que l'exercice de l'analyse doive repousser à plus tard ce désir afin de rester encore un peu dans le concret du projet. Mais s'installer dans le concret reste la chose la plus ardue comme nous le rappellerai certainement ce cher Heidegger.

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#3 02-12-2011 10:34:59

Charlotte
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Re : (Analyse) Synthèses des ateliers

SYNTHESE Interview de Fred par Charlotte 19/11/2011

ce que j'ai appris concernant le théâtre à travers ce projet
quel chemin j'ai parcouru entre ce que je pensais et la manière dont je travaillais avant et maintenant ?

AVANT :
-je pensais que le résultat final, la production, était le plus important et que le reste passait au second plan
-j'étais appelé sur une mission bien précise, chacun avait ses propres responsabilités

CE DONT JE ME SUIS RENDU COMPTE
-l'importante du contexte et de la vie de groupe et son influence sur le travail
-la nature du travail du metteur en scène, au-delà de l'organisation d'une parole collective, de la mise en place d'un cadre général est un vrai travail de relations à tisser avec les acteurs du projet et de prise en compte de tout ce qui se déroule en dehors du temps de travail
-j'ai désappris une manière de travailler, en solo avec des responsabilités qui me sont propres en y ajoutant une responsabilité collective (sur la vie en commun par exemple) et une attention aux autres plus grande
-le fait de vivre ensemble en Turquie et donc de devoir prendre en charge la qualité de la vie à la maison m'a rendu beaucoup plus présent sur l'ensemble du projet qu'en France, où le fait de ne pas vivre ensemble donne plus de recul sur les situations

CE QUE J'EN RETIRE
DES QUESTIONNEMENTS/REMARQUES/CONCLUSIONS :
-toujours savoir ce qu'on vise, poser les priorités
-qu'est-ce qu'on valorise ? comment on articule processus et production ?
-quelle valeur donne-t-on au résultat final, comment on "l'évalue", suivant quels critères ? Où place-t-on l'exigence et l'excellence ?

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#4 02-12-2011 10:49:32

Fred
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Re : (Analyse) Synthèses des ateliers

Synthèse de mon entretien avec Charlotte - le 19/11/11

Les trois axes étaient :
- Qu'est-ce que tu as appris ?
- Comment tu voyais les choses avant ?
- Comment tu vois les choses maintenant ?

Pendant le projet, son rôle était de faire le lien avec les gens de l'extérieur.
Il fallait donner du sens au projet en maintenant ce lien.
La question est quelle place donner aux personnes de l'extérieur.

Elle a donné l'exemple d'un travail qu'elle avait fait au Théâtre de la Marionette en tant que médiatrice culturelle.
Là, le lien avec le public se faisait qu'à la fin, au moment de la représentation, et restait superflu.

Avec le Gonleg Foot, par exemple au City Stade, la question était plutôt comment prendre notre place dans un lieu qui a déjà une vie. Comment laisser les gens de la rue Edouard Vaillant leur place ?
Le but était de s'intégrer et non pas juste de faire de la promotion.
Elle a parlé d'une responsabilité de partager le projet avant que la forme soit finalisée, contrairement à la méthode traditionnelle.
Cette communication avec le public doit toujours être reajustée, et pas juste être un discours préparé à l'avance - un vrai dialogue.

Par rapport au groupe, elle disait que son travail était de rapeler les participants l'importance du lien avec le public.
Mais en même temps respecter la 'bulle' du travail, savoir à quel moment c'était possible d'introduire des gens de l'extérieur et à quel moment il fallait laisser les participants se concentrer sur le travail.

Dernière modification par Fred (02-12-2011 10:52:34)

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#5 16-12-2011 14:46:39

Charlotte
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Re : (Analyse) Synthèses des ateliers

Synthèse d'Aurélie du 19/11/11
Point de vue d'Hakim : rôles et apprentissages

En tant qu'acteur :

- J'ai appris à être dirigé par un metteur en scène, à m'en remettre à lui et à lui faire confiance. Il faut accepter d'être coupé, accepter les remarques et apprendre à mettre son ego de côté.

- Parallèlement, on apprend à jouer avec les autres, à être à l'écoute et à anticiper. On est responsable de l'ensemble du jeu (ex : pour les scènes racontées dans la stade, il fallait rappeler aux autres ce qu'ils devaient faire, tout en jouant).

- J'ai appris à théâtraliser certaines actions, à avoir conscience du public (ex : course sur le terrain à Istanbul)

- En Turquie,  je me suis senti plus autonome en tant qu'acteur qu'en France ; il y avait moins besoin de jouer, de composer un rôle. Cependant, il était plus difficile de tenir le jeu sur la longueur (scène des supporters dans l'amphithéâtre). J'ai perçu le metteur en scène plus comme un chef d'orchestre.

En tant que participant à l'ensemble :

- nous sommes tous passés par beaucoup de rôles : acteur, auteur, dramaturge, technicien ... C'était très appréciable d'être à ces différents niveaux

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